EMGANN BEMDEZ

UN COMBAT DE CHAQUE JOUR

>>> documents et annexes

Le 12 juin dernier, plusieurs associations du Morbihan ont invit� Fran�oise Morvan, auteur d�un essai intitul� � Le Monde comme si et sous-titr� � nationalisme et d�rive identitaire en Bretagne � paru aux �ditions Actes sud.

Fran�oise Morvan est agr�g�e de lettres et docteur d��tat, elle a engag� pour les Presses universitaires de Rennes une �dition de l�œuvre d�un folkloriste breton qui lui a valu d�nonciations et m�me proc�s de la part du mouvement nationaliste breton : � partir d�informations exactes, elle raconte son itin�raire et met en garde contre la mainmise des militants nationalistes sur la culture et la d�rive communautariste appuyant une d�centralisation � marche forc�e qui vise � privatiser le secteur public r�gion par r�gion et casser les lois sociales.

Son essai appelant � r�flexion sur des probl�mes plus que jamais d�actualit� et ayant connu deux tirages en quelques mois malgr� le silence des media, plusieurs associations que ces probl�mes concernaient ont jug� opportun de l�inviter : les D�l�gu�s D�partementaux de l��ducation Nationale (DDEN-56), la F�d�ration des Conseils de Parents d��l�ves (FCPE-56), la Libre Pens�e du Morbihan, la Ligue de l�Enseignement 56 (F�d�ration des œuvres La�ques), l�Association Lanesterienne d�Initiative D�mocratique (ALID), Attac-56, le Collectif 56 pour la R�publique une et indivisible.

1. MENACES DES NATIONALISTES BRETONS

Peu avant cette conf�rence, qui devait �tre l�occasion d�un d�bat ouvert � tous, l�association Bemdez (� chaque jour � en breton) a publi� dans la presse locale un communiqu� agressif annon�ant qu�elle organisait un rassemblement, une demi-heure avant la conf�rence, devant la salle o� elle devait se tenir.

< http://www.rezoweb.com/forum/ville/ccccc/344.shtml > [annexe 1]

Des membres de Bemdez avaient d�j� perturb� une conf�rence organis�e par la Libre Pens�e du Morbihan. Cette fois, ils se pla�aient symboliquement avant, et devant, de mani�re � marquer le territoire comme leur : pour acc�der � la salle, il allait falloir se heurter � des militants hostiles.

Jusqu�o� les risques d�affrontement pouvaient-ils aller ?

Soucieux de la bonne tenue du d�bat qui devait rassembler un public aussi large que possible, les responsables des associations se sont renseign�s sur Bemdez.

2. QUI SONT-ILS ?

L�association Bemdez qui b�n�ficie d�une adresse et d�un poste t�l�phonique � la Maison des associations de Vannes, se pr�sente sous un jour purement culturel : elle entend, comme elle le rappelle, � promouvoir la culture bretonne et d�fendre la l�gitimit� de son d�veloppement �. Qui pourrait pr�tendre s�opposer � la l�gitimit� du � d�veloppement � de la culture bretonne qu�il s�agit de � d�fendre � contre une agression suppos�e ill�gitime puisque hostile � cette l�gitimit� ? Myst�re ! A moins que l�agression ne soit le fait de l��tat fran�ais jacobin et que l�action de Bemdez s�inscrive dans une strat�gie politique...

Hypoth�se confirm�e d�s le d�but de la recherche.

� Le 21 octobre 2000, Bemdez publie solidairement avec Emgann (� combat �) un communiqu� intitul� � Brisons les barreaux des prisons fran�aises � appelant � un � rassemblement � devant la mairie de Lanester pour les � prisonniers politiques bretons � dont Ga�l Roblin, porte-parole d�Emgann, inculp� dans le cadre de l�enqu�te sur l�attentat de Qu�vert qui avait provoqu� la mort d�une jeune femme, et pour Reun Le Diguerher, membre du bureau d�Emgann, pr�sent� comme � responsable aux affaires sociales � de ce parti politique s�paratiste, en gr�ve de la faim par solidarit�.

Le parti ind�pendantiste Emgann a toujours ni� tout lien avec l�Arm�e r�volutionnaire bretonne, qui avait alors revendiqu� un grand nombre d�attentats, Emgann se pr�sentant comme la vitrine politiquement correcte du s�paratisme et la d�fense des � prisonniers politiques bretons � s�inscrivant dans le cadre de la d�fense des droits de l�homme.

N�anmoins, Ga�l Roblin avoue lui-m�me avoir r�dig� le communiqu� de l�ARB apr�s l�attentat de Qu�vert. Et, plus �tonnant encore, explique qu�il a d� le faire parce qu�il fallait se � subtituer dans l�urgence � � ceux qui, autant dire normalement, r�digent ces communiqu�s et qui �taient indisponibles pour des raisons que l�on devine sans peine.

< http://www.bretons.be/info/news.asp?ID=21 > [annexe 2]

� Bemdez nie tout lien avec Emgann et se pr�sente comme une association purement culturelle.

Il n�emp�che que cette association strictement culturelle appelle avec Emgann � la d�fense des � prisonniers politiques bretons � alors m�me qu�ils sont inculp�s dans le cadre d�une enqu�te sur un attentat meurtrier et, quelques mois plus tard, signe aux c�t�s d�Emgann, Skoazell Vreizh (association de soutien aux � prisonniers politiques bretons �) un appel � soutenir la � marche des libert�s bretonnes � appuy� par quatre � personnalit�s � : Jean Louis le Cuff, Eug�ne Riguidel, Alain Malard� et Jo�lle Aubron.

< http://www.rezoweb.com/forum/ville/ccccc/160.shtml > [annexe 3]

La derni�re � personnalit� �, Jo�lle Aubron, membre d�Action directe, condamn�e plusieurs fois � perp�tuit� en 1994 pour meurtre, appuie cette action du fond de sa ge�le ; on conna�t ses rapport avec le druide d�extr�me-droite Yann-Ber Tillenon, l�� id�ologue des skinheads � (d�apr�s Jean-Yves Camus et Ren� Monzat, Les Droites nationales et radicales en France, Presses universitaires de Lyon, 1992, p. 304. Ces derniers pr�cisent qu�il fit partie du Cercle Horizons (ex-cercle Cadoudal) avec des membres du FN, des n�o-nazis et des traditionalistes catholiques comme Ronald Secher, auteur de la bande dessin�e sur l�histoire de la Bretagne publi�e par � Ouest-France �. Ces informations n�ont jamais �t� d�menties.

Ren� Monzat �voque �  un tr�s �trange document : au printemps 1983, sur la couverture du deuxi�me num�ro de � Diaspad � �(la revue de Tillenon) on voit un homme debout derri�re une femme, tous deux torse nu. La femme, en position de tir, tient un revolver, l�homme lui tient les bras et guide son geste... L�homme, c�est Tillenon lui-m�me. Le visage de� la femme n�est pas identifiable car la photo a �t� retouch�e. Tillenon assure, en 1989, que cette femme n�est pas Jo�lle Aubron. Cette pr�caution n�est pas superflue car, depuis la parution de cette photo, Jo�lle Aubron, membre d�Action directe, a commis un attentat homicide et est inculp�e pour d�autres assassinats ou tentatives d�assassinat. �(� Enqu�te sur la droite extr�me, p. 78). C�est en pleine connaissance de cause que l�association Bemdez et les autres revendiquent la caution de Jo�lle Aubron.

Quelle gauche ? Quelle droite ? Quel pacifisme ?

Deux photographies publi�es par � Le vrai journal ��, janvier 2001.

� A la date du 21 novembre 2002, le pr�sident de Bemdez, Bertrand Del�on, publie un communiqu� pour protester contre la condamnation par le Tribunal de Vannes de l�avant-derni�re � personnalit� �, Alain Malard�, auteur d�une agression contre le pr�sident du conseil r�gional, Josselin de Rohan. Il qualifie cet � acte � de � comique et pacifique � et, dans le m�me communiqu�, �crit qu�� une justice impartiale aurait plut�t proc�d� � des auditions du c�t� des gendarmes et de la pr�fecture suite aux bavures gendarmesques de la manifestation du 5 octobre devant la mairie de Carnac o� 4 militants pacifiques ont �t� bless�s dont trois membres de notre association accueillis aux urgences de l�h�pital d�Auray. � 

La conception que se fait Bemdez des actions � pacifiques � �tant de nature � inqui�ter, les organisateurs �taient en droit de craindre que la conf�rence ne soit l�objet d�une action � pacifique � du m�me genre.

� Ils ont appris, en outre, par un article paru le 17 d�cembre 2001 qu�en d�cembre 2000, Bertrand Del�on �tait d�l�gu� pour la Bretagne � une conf�rence organis�e par les nationalistes basques dans le cadre de la nouvelle strat�gie de l�ETA d�implantation en France.

Traduction du texte :

� La campagne, con�ue par une �minence grise du s�paratisme basco-fran�ais,Pantxo Belin, et par Xarlo Etxezarreta, qui appara�t comme directeur de Kale Gorria, la publication succ�dant � Ardi Beltza, cherchait � cr�er une esp�ce de Gestoras Pro-Amnist�a c�t� �tat fran�ais.

Pour cela on a mis en marche des initiatives pour former une "unit� d'action" avec les mouvements terroristes de Corse et de Bretagne, qui ont d�j� �t� entam�es en d�cembre 2000, avec une conf�rence de presse � laquelle ont assist� Belin et le pittoresque Koldo Gorostiaga, d�l�gu� europ�en d'Eta-Batasuna, Jean Marie Poli pour le Comit� Anti-R�pression corse et Bertrand Del�on pour les Bretons.

Dans cette conf�rence, les Basques - qui avaient � assumer le co�t financier de l'op�ration - ont �t� contrari�s quand Poli, connu pour ses activit�s gangst�riennes en Corse, revendiqua en fanfaronnant le meurtre du pr�fet Erignac comme "un acte politique et patriotique".

Les actions ont culmin� dans une manifestation conjointe pour le "rapprochement" des prisonniers basques, bretons et corses � Paris le 10 juin ; l'immense majorit� des 3.000 manifestants ont �t� amen�s d'Euskadi dans des cars par les Gestoras. � 

< http://euskadilibre.com/indexa04.html > [annexe 4]

L�article �voquait bien les liens de Bertrand Del�on avec les � terroristes � basques et corses. Or, combien de centaines de morts ce terrorisme a-t-il provoqu� ?

Les liens des nationalistes bretons avec les nationalistes corses et basques sont �troits et la solidarit� avec les militants arr�t�s dans le cadre des enqu�tes sur les attentats s�effectue via les Comit�s Antir�pression (en Bretagne, le CARB dont le porte-parole est Claude Le Duigou, nagu�re encore �lu � la direction de Skoazell Vreizh).

< http://www.chez.com/carb/communi/17_12.htm > [annexe 5]

3. ANNULATION DE LA CONF�RENCE ET NOUVELLES MENACES

Tenir un d�bat dans des conditions normales de s�r�nit� semblait impossible.

La d�cision d�annuler la conf�rence (report�e au 11 septembre � date symbolique) a donc �t� prise par les associations et un communiqu� a �t� adress� � la presse et aux organisations susceptibles d��tre concern�es par cette situation.

Ce communiqu� indiquait qu� � en raison des provocations de l�association � Bemdez � de Vannes � la conf�rence aurait lieu plus tard et expliquait : � L�association � Bemdez � (qui est en relation �troite avec le mouvement s�paratiste Emgann) a d�cid� de provoquer une situation de confrontation, du type des incidents violents qu�Emgann et d�autres ont d�j� cr��s au tribunal de Lorient, en pr�sence du pr�sident de l�association � Bemdez � qui soutenait son adh�rent jug� au titre de � Stourm Ar Brezhoneg � (le 16 mai 2003). De m�me, le 12 avril 2003 � Pontivy, Emgann avait agress� Fa�ch Broudic, responsable des �missions en breton sur FR3, qui a port� plainte. Nous n�avons pas pris la responsabilit� d�une telle situation d�affrontements dont les cons�quences pouvaient �tre graves pour les participants � la conf�rence. � 

Ce communiqu�, sign� solidairement par les sept associations a �t� publi� sur le site de quelques associations qui ont re�u un courrier leur enjoignant de supprimer ce communiqu� sous peine de poursuites judiciaires.

Le responsable de l�un de ces sites, vu l�impossibilit� de se pencher sur le probl�me en concertation avec les autres responsables durant la p�riode des vacances, a pr�f�r� ne pas maintenir le communiqu�. Le responsable d�ATTAC 56 a vu para�tre un communiqu� agressif dans la presse nationaliste.

Avant de le retirer, les autres associations ont demand� � savoir en quoi l� � odieux communiqu� � �tait diffamatoire.

La r�ponse, sign�e de Bertrand Del�on mais transmise par Jean-Yves Del�on (ce qui n�est pas sans importance) m�rite int�r�t.

1. �crire � En raison des provocations de l'association Bemdez... � serait diffamatoire au motif qu�� une distribution de tracts informatifs dans la rue n'est pas une provocation � � mais Bemdez appelait � un � rassemblement � (Ouest-France titrait � un appel � manifester � sans �tre d�menti) et non � une distribution de tracts.

Ce rassemblement n��tait pas une provocation, � l�en croire, car il ne s�agissait pas � d'emp�cher le d�roulement � de la conf�rence � mais d'expliquer pacifiquement les graves confusions que Madame Fran�oise Morvan a, selon nous, pour habitude de faire �. On a vu quelle conception de � l�explication pacifique � d�fend Bemdez.

2. �crire � L'association Bemdez qui est en relation �troite avec le mouvement s�paratiste Emgann a d�cid� de provoquer une situation de confrontation � serait diffamatoire au motif que � Bemdez n'a pas de liens avec le "mouvement s�paratiste Emgann" et tout autre mouvement politique. � Nous avons vu que ces liens existaient.

C�est d�ailleurs constat� par Bertrand Del�on, lequel publie dans � Combat breton �, le journal d�Emgann.

La lecture de cet article est elle-m�me �clairante...

< http://membres.lycos.fr/fabrysse/Peuples.html > [annexe 6]

Et c�est envoy� par Jean-Yves Del�on, tr�sorier adjoint de Skoazell Vreizh...

Mais le pr�sident de Bemdez poursuit :

� Certes, le nom de Bemdez a �t� vu dans des collectifs o� Emgann comme Attac ou encore la Conf�d�ration Paysanne (� titre d'exemples) �taient pr�sents, cela n'implique pas pour autant l'association dans des "relations �troites" avec ces derniers. Cette mention a pour unique but de politiser et d'�tiqueter � tort notre association. 

�Il ne faut pas � politiser � une association strictement culturelle, �a va de soi, et l�� �tiqueter � sous le label d�Emgann est �videmment fait pour lui para�tre diffamatoire.

�Et d�ajouter avec aplomb :

�� Quant � la "situation de confrontation", elle est tout � fait imaginaire et contraire � nos principes � 

3. �crire qu�il y avait � craindre quelque action " du type des incidents violents qu'Emgann et d'autres ont d�j� cr��s au tribunal de Lorient, en pr�sence du pr�sident de l'association...." serait diffamatoire car � il n�y a eu aucun incident violent � au tribunal.

Ce nouvel �pisode judiciaire met en sc�ne, cette fois, un membre de Bemdez . Le Pr�sident de Bemdez �tait l�, il le reconna�t : � Effectivement des membres de notre association et moi-m�me �taient (sic) pr�sents � l'audience mentionn�e. � Il y avait aussi de nombreux militants d�Emgann, mais juste l� de passage par hasard, probablement.

L�audience a d� �tre suspendue � trois reprises, la police, puis les pompiers, ont d� intervenir mais � la personne, expuls�e par la police, n'a pas montr� une quelconque attitude violente �, donc, nulle violence, pur pacifisme

L�individu, c�est Reun Le Diguerher, l�un des responsables d�Emgann, que nous avons vu au d�but d�fendu par Bemdez ; nous retrouvons l� �galement Alain Malard�, pr�sident de la Conf�d�ration maritime, la � personnalit� � cosignataire avec Jo�lle Aubron de l�appel � soutenir la � marche des libert�s bretonnes �. Le Comit� Antir�pression de Bretagne (CARB), d�fendant le militant de Bemdez, parle, lui, de deux bless�s.

Le barbouillage de panneaux routiers serait-il une sp�cificit� de la culture bretonne � � promouvoir � dans toute la � l�gitimit� � de son d�veloppement ?

L�article d�� Ouest-France � qui rapporte les faits en date du 16 mai 2003 mentionne l�appui apport� par le Pr�sident du Conseil culturel de Bretagne, Patrick Malrieu, � une action qui a co�t� 36 500 euros � la collectivit�.

Le Conseil culturel de Bretagne est subventionn� par le Conseil r�gional, les conseils g�n�raux, le Conseil de l�Europe.

< http://www.ile-de-groix.info/article.php3?id_article=946 > [annexe 7]

4. �crire que � le 12 avril 2003 � Pontivy, Emgann avait agress� Fa�ch Broudic... � serait diffamatoire car il s�agit encore d�une � tentative de faire l'amalgame. Nous ne sommes pas Emgann. � 

� Amalgame � d�apr�s le Robert : � M�lange bizarre de personnes ou de choses de nature ou de choses diff�rentes � . Cela correspond � ce que nous avons pu observer lors des affrontements au tribunal ou des actions men�es par des militants de Bemdez, si �troitement amalgam�s � des militants d�Emgann, et vice-versa, qu�il �tait difficile de s�y reconna�tre.�

De toute fa�on, aux yeux du pr�sident de Bemdez, un � entartage � n�est pas violent :

Il n'appartient pas aux auteurs du communiqu� d'estimer � une agression (sic) cet �v�nement mais bien � la justice. D'apr�s ce que j'ai pu lire dans la presse, il s'agissait d'un entartage (pas vraiment violent quand m�me). �

�trange mani�re de nous renvoyer � la justice, qui avait d�j� tranch� dans le cas d�une agression semblable contre Josselin de Rohan, sans que l�opinion des militants nationalistes ait vari� d�un iota sur ce type d�� explication pacifique �....

On comprend qu�il ait �t� impossible de prendre le risque d�une telle explication.

Nous avons donc pris la d�cision d�inviter Bemdez � porter l�affaire devant la justice fran�aise, qui nous semble encore � m�me de garantir nos droits, et de ne pas c�der aux menaces et � l�intimidation.

Colloque � Nantes, le 3 mars 2001

une action d�Emgann


CONCLUSION

Cette affaire ne va pas sans ouvrir sur d�autres questions :

Skoazell Vreizh est une association d�clar�e d�utilit� publique (la cotisation est d�ductible des imp�ts) et qui est subventionn�e � ce titre.

Bemdez re�oit-elle des subventions ? Et les associations que nous avons pu voir graviter autour d�elle ?

Comment expliquer que la presse transmette si volontiers les communiqu�s de ces organisations ?

Nous tenons � souligner l�attitude partiale de la presse locale qui a relay� sans la moindre h�sitation les communiqu�s des militants nationalistes m�me lorsqu�ils �taient injurieux ou diffamatoires mais a tronqu� les communiqu�s des organisations � l�origine de l�invitation, refusant ainsi d�informer les lecteurs sur les raisons de l�annulation de la conf�rence. Voici les articles consacr�s par la presse r�gionale � ce d�bat. Le journal � Le T�l�gramme � a refus�, quant � lui, de publier le communiqu� des associations.

Ouest-France, 19 juin 2003

Ouest-France, 19 juin 2003

Nous avons observ� aussi � cette occasion l�appui apport� � Bemdez par l�UDB, dans un communiqu� agressif sign� de M. Guyonvarc�h, porte-parole de ce parti (ce texte fait l�objet d�une citation � compara�tre pour diffamation).

Tout en annon�ant souhaiter la libre tenue du d�bat, le porte-parole de ce parti autonomiste qui se dit de gauche, appuie, de fait, l�action de Bemdez en versant de l�huile sur le feu et incitant les militants � plus de haine.

C�est l�illustration exacte de ce qu��crit Fran�oise Morvan dans � Le Monde comme si � sur le double jeu pratiqu� par le mouvement breton. L�Union d�mocratique bretonne se dit hostile aux attentats mais d�fend les � prisonniers politiques bretons �, se dit de gauche mais d�fend des militants nationalistes bretons collaborateurs des nazis comme Roparz Hemon.

Les liens de l�UDB et de Bemdez semblent d�ailleurs �tablis � propos de l�action de la � d�baptisation � de l��cole Jules Ferry par les militants nationalistes. Comme l�UDB, Bemdez d�fend Roparz Hemon.

< http://www.bretagne-online.com/telegram/htdocs/archive/2000/20000521/LOCALES_56_TD/article/art_01070A0602_1147488.htm > [annexe 8]

Enfin, il est permis de se demander comment des organisations de d�fense des droits de l�homme et des partis tels que les Verts ou la LCR, peuvent accepter d��tre associ�s � des revendications comme celles des Comit�s Anti-R�pression et cautionner la notion de � prisonnier politique breton � pour d�signer des militants inculp�s dans le cadre d�attentats. D�s lors que le fonctionnement des institutions permet � chacun de d�fendre ses choix politiques, qui interdit � ces assassins en puissance de d�fendre leur cause par le libre jeu du d�bat d�mocratique ? Faudrait-il parler de � prisonniers religieux bretons � pour les membres de sectes qui entendent clamer � la face du monde leur certitude de d�tenir la v�rit� sur la Bretagne ?

Le but ne serait-il pas justement d�interdire tout d�bat sur les probl�mes v�ritables qu�une poign�e d�extr�mistes, mobilisant les media, se chargent de travestir ? Nous en aurions ici l�illustration.

< http://membres.lycos.fr/manifnaoned/ > [annexe 9]

Au cas o� ces partis et ces organisations manqueraient d�information � ce sujet, nous les invitons � chercher � voir avec qui elles sont associ�es : il nous a fallu peu de temps pour rassembler les informations que nous donnons ici, et le plus grave reste encore � constater, � savoir l�appui obtenu par ces associations par les institutions europ�ennes. Voir, � titre d�exemple, l�accueil r�serv� � Bruxelles � l�une des nombreuses � d�l�gations bretonnes � (� savoir des responsables de Skoazell Vreizh) qui se voit affirmer par le ministre, au nom du Parlement et du gouvernement, non seulement une �trange � solidarit�� mais un � appui inconditionnel au droit � l'autod�termination politique �.

����������� < http://collectifdefemmes.free.fr/Pages/accueil.htm > [annexe 10]

On comprend d�autant mieux l�importance des faits d�nonc�s dans � Le Monde comme si �, l�urgence d�un vrai d�bat sur ce probl�me et l�acharnement apport� � le rendre impossible, puis censurer les rares endroits o� la v�rit� � ce sujet pouvait se faire jour.

POUR LE GROUPE INFORMATION BRETAGNE

le Comit� de Recherche active.